Wall Street anticipe l’idéal, le dollar recule, la consommation se concentre, pendant que la Chine accélère et que les flux crypto s’essoufflent.
1. Actions US 2026 : une année de test pour la profitabilité, pas pour les promesses
2. Actions US : Les objectifs 2026 de Wall Street actent un scénario quasi parfait
3. Devises : Un dollar en forte baisse en 2025
4. États-Unis : Une consommation de plus en plus concentrée sur les ménages aisés
5. Chine : Une montée en gamme continue et un choc concurrentiel structurel
6. Innovation : La Chine devient le premier pôle mondial de dépôts de brevets
7. Private Equity US : Un marché bloqué… mais un point d’entrée plus favorable pour les nouveaux fonds
8. Crypto : Les ETF Bitcoin entrent en phase de dégonflement des flux
Commentaire croisé des graphiques
Les deux graphiques montrent une évolution nette du moteur de performance des actions américaines.
En 2025, la performance des Magnificent Seven reste élevée (~+27 %), mais le rythme ralentit par rapport aux années d’euphorie.
Dans le même temps, la décomposition de la performance du S&P 500 montre que :
En 2023, 73 % de la hausse provenait de l’expansion des multiples,
En 2024, la contribution des bénéfices et des multiples s’équilibrait,
En 2025, près de 80 % de la performance est désormais expliquée par la croissance des résultats.
Le marché paie donc moins la promesse, et davantage l’exécution au fil du temps. Cette tendance devrait se poursuivre en 2026.
Analyse et mise en perspective
Les années 2023–2024 ont été dominées par :
Une anticipation massive des gains futurs liés à l’IA,
Une expansion rapide des multiples,
Une forte concentration des flux sur quelques valeurs.
En 2025, le marché entre dans une phase plus exigeante :
La hausse repose sur des résultats effectifs,
L’expansion des multiples ralentit fortement,
Les attentes implicites deviennent plus difficiles à satisfaire.
Dans ce contexte, 2026 s’annonce comme une année charnière car après plusieurs centaines de milliards de dollars investis dans l’IA (Infrastructures, Data centers, Semi-conducteurs, Modèles et plateformes), les investisseurs chercheront moins à projeter un potentiel théorique qu’à mesurer l’impact réel sur la profitabilité.
La question centrale devient simple :
Ces investissements se traduisent-ils par une amélioration durable des marges, de la productivité et des résultats ?
À valorisations élevées et avec un positionnement déjà très long, le marché ne tolérera plus longtemps l’écart entre capex et retour sur capital.
Implications portefeuille
Actions américaines
Le soutien par les multiples devient limité.
La performance dépendra essentiellement :
De la capacité à transformer les investissements en résultats,
De la discipline sur les coûts,
Et du retour sur capital engagé.
IA et mégacaps
L’enjeu n’est plus l’adoption, mais la monétisation.
Les entreprises incapables de démontrer une amélioration tangible de leur rentabilité pourraient être sanctionnées, même si la croissance du chiffre d’affaires reste forte.
En synthèse
Le marché américain est entré dans une phase plus exigeante.
La hausse repose désormais sur les résultats, non sur l’expansion des multiples.
Après des investissements massifs dans l’IA, 2026 sera une année de vérité :
les opérateurs chercheront à vérifier si les centaines de milliards de dollars engagés se traduisent réellement par une hausse de la profitabilité et des bénéfices.
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